Bonjour Maya. Pour commencer, peux-tu nous parler de ton parcours et de tes expériences musicales ?
Ma carrière est le résultat d’une série d’expériences toutes aussi excitantes et intenses les unes que les autres. En tant qu’artiste indépendante, j’ai appris beaucoup sur le côté business de la chose et j’ai eu la chance de rencontrer des gens formidables dans le monde entier. Je perçois ma carrière comme un effort perpétuel qui se charge de courage et de conviction pour venir à bout du succès.
Je me rappelle d’une des premières fois que je suis venue en Europe avec ma musique, après avoir contacté des promoteurs que je n’avais jamais rencontrés en face à face . J’ai pris mon billet d’ avion, et me suis lancée dans l’ inconnu avec une certaine appréhension. J’ai finalement eu beaucoup de succès, passant une semaine complète à être interviewé dans les radios et me retrouvant finalement en vis-à-vis avec des personnes que je n’avais qu’au final connu que par échanges de mail. Je pense qu’en tant qu’artiste indépendante, les gens ne savent pas vraiment que vous exister, avant que vous ne soyez présente et ne faites vous-mêmes la promotion de votre musique sur place. Donc souvent on doit juste faire nos preuves et attraper les opportunités de promouvoir notre musique. Prendre sa chance dans sa propre musique. Je sais qu’on veut que quelqu’un d’autre mette cette chance en nous, mais on peut la prendre de nous même non ?
Comment en es tu venu à chanter ?
D’aussi loin que je m’en souvienne, je chante depuis mes quatre ans. J’ai fait presque toutes les productions artistiques proposé par l’école dans ma jeunesse. Je suis également allé dans un lycée d’arts dans lequel je me suis spécialisé pour le chant. J’ai fait des études classiques puis obtenu le rôle principal d’une production complète d’opéra.
Est ce que Junkyard Jewel ton nouvel album est différent de tes productions précédents ?
Junkyard Jewel est une collection de titres faite par la version acoustique de ma bande, qui est composé d’une guitare acoustique, de percussions, de violon et violoncelles. Plutôt que de faire un album de Soul typique, nous avons choisit de révéler des paroles honnêtes et une voix qui peut parfois être étouffé sous la production. C’est un peu un choix audacieux pour moi qui me suit faite un nom dans le monde de la Soul mais j’ai pris le risque. Il y a sans doute des choses qui sont « attendues » du point de vue des morceaux et de la qualité d’un CD dans la communauté soul. J’ai estimé que Junkyard Jewel dissiperait les attentes futures et préciserait le fait que je suis auteure de mes textes et une artiste honnête, ne comptant pas sur des productions lourdes et couteuses pour me rendre valide et me mettre en valeur. C’est également un peu un enregistrement que je qualifierai de « crossing over »entre différents styles, dans lequel les amateurs de rock pourront trouver quelque chose, autant que ceux qui s’enthousiasment pour les projets folks d’auteur compositeur. J’aime à penser que cet album révèle mon talent en tant qu’artiste. Il s’associe au titre de l’album, qui affiche
la rencontre de matières brutes, le diamant sous le rugueux…le cœur, l’essentiel.
Justement notre morceau préféré est celui qui donne son nom à l’album, Junkyard Jewel. De quoi parle ce titre ?
Junkyard Jewel est un morceau qui parle de quelqu’un qui est tellement surchargé, pris, par les circonstances de la vie qu’il en oublie à qu’il est beau en tant qu’être humain, spécial, unique et a quel point il est réellement puissant. C’est un mémento pour nous rappeler que nous sommes tous spéciaux sans tenir compte des circonstances autour de nous et du tourbillon de la vie urbaine.
Quel est ton morceau favori sur cet album ?
Il m’est difficile de dire quel est mon morceau préféré parce que selon les jours mes humeurs sont différentes. De plus, ayant moi-même écrit les titres, ils comptent tous pour moi et j’ ai à chacun d’ eux une relation particulière. Je me sens ceci dit très proche de Junkyard Jewel également, mais aussi de Warriors et Set You Free. Toutes les chansons me donnent l’impression de contenir quelque chose d’apaisant, de guérissant en eux. Ils parlent tous de circonstances triomphantes et sont libres et audacieux.
Avec qui à tu travaillé pour réaliser Junkyard Jewel ?
Ca a commencé avec Christian Ver Halen et Ivan « Ive 09 »Katz. Christian Ver Halen à coécrit la plupart des titres avec moi, aussi bien que la composition des morceaux et des arrangements. Ivan est le percussionniste et le batteur et nous a aidés à obtenir le son que nous avons réussi à obtenir. Tous les trois avons effectuée une tournée en Europe avec cette formule et nous sommes rendus compte qu’en petit nombre nous pouvions tout autant être puissant(Rire). Le producteur de l’album, Andre Fratto (Great waters productions), à un style plutôt Rock et est tombé amoureux du côté brut et authentique de la bande acoustique. Il a voulu nous aider à nous focaliser sur le son en enregistrement. Purpose Records est le label qui nous a distribués. Ils ont exprimés leurs convictions et leurs croyances en nous en un unique projet.
Tu étais récemment en tournée sur la côte Ouest des états Unis. Quel est le morceau que tu as préféré interpréter en live ?
A Los Angeles, j’ai fait trois concerts avec une bande électronique construite avec les membres du très respecté, The rebirth. Je ne pourrais pas vraiment affirmer que j’ai préféré interprété un morceau plutôt qu’un autre sur scène car l’audience se renouvelle chaque soir et la connexion se fait sur des morceaux différents chaque soir. Le titre Like No Others est très dynamique et est souvent le plus apprécié par le public. On prend tous des moments solos, et j’ai l’habitude de faire des choses complément folle comme courir dans le public sur ce morceau (Rire).
Comment décrirais-tu ta musique ?
J’appelle ça de la « Raw Soul » (Comprenez « Soul brute « NDLR) : De la musique Soul avec des éléments
provenant du Hip Hop & Dance.
Y a-t-il quelqu’un dans l’industrie musicale avec qui tu serais désireuse de collaborer ?
Oui! Anthony Hamilton, KRS 1, Bono, Sting, Herbie Hancock, Jada Kiss, Ledisi, Marsha (du duo Floetry), Prince, Raul Midon, et beaucoup d’autres encore…
Ta voix me fait penser à une sorte de mix d’Aretha Franklin et de Tina Turner. Quelles ont été tes principales influences musicales ?
Dans un sens, toutes les influences sont importantes. Comme toutes les vitamines sont importantes. J’ai pris différentes choses d’influences diverses. Les plus importantes sont la légende du Gospel Mahalia Jackson (une des influences majeures d’Aretha justement), Ella Fitzgerald qui m’a beaucoup influencé du point de vue de mon approche vocal. Mais aussi Prince, Earth Wind & Fire, et Stevie Wonder qui ont tous distinctement influencé les gens par leur approche à l’ écriture dans lequel ils ont tous réussi a faire des morceaux avec une forte portée sociale et culturelle, tout en emmenant les gens sur le dancefloor !
Quel est le morceau que tu as écouté qui t’as le plus touché au niveau des paroles, musicalement, émotionnellement ou spirituellement parlant ?
J’aime vraiment beaucoup de choses et ma réponse sera différente selon les jours. Il y a TELLEMENT de morceaux que je pourrais qualifier de sons de ma vie. C’est impossible de n’en citer qu’une. La première fois que j’ai écouté Jeff Buckley et notamment son album Grace, j’ai commencé à pleurer. Sa version de Hallelujah de Leonard Cohen est juste hallucinante. Je deviens très émotionnelle à chaque fois que j’écoute la musique d’U2. Donny Hathaway est mon miroir. Son morceau « Little Ghetto Boy « est authentique. Ella touché mon Cœur. Sa voix me fait penser à un sourire. L’album entier “ Dream of Blue Turtles” de Sting est parfait. First Take de Roberta Flack est historique. Comment pourrai je en choisir une dans tous ca, je te le demande ! (Rire)
Merci Maya d’apporter de la musique douce et authentique musique dans ce monde ! On se laisse à penser que le public français et notamment les lecteurs de Onlygroove sauront apprécier davantage ta musique et en sauront plus sur toi après cet interview. Veux-tu dire quelque chose ?
J’espère vraiment trouver ma place en France et dans le cœur des auditeurs français. C’est mon nouveau défi. De passage à Paris, J’ai récemment enregistré avec Bob Sinclair, mais j’aimerai beaucoup faire une tournée en France. Merci à Onlygroove de suivre ma musique et j’espère qu’on restera en contact !
Posted by Publié par
Soulmate
à
02:57
Categories:
Libellés :
Interview
0
commentaires
samedi 12 juillet 2008
Cette année à été marquée par de belles révélations musicales. On a redécouvert des artistes prometteurs qui tentent d’ apporter une brise nouvelle au Jazz en y apportant des mouvances contemporaines. Sean Haefeli est l’ un de ceux la, et se distingue surement pas ce phrasé exceptionnel et cette classe qui le caractérise. Avec à son actif deux albums entre Jazz et Hip Hop, Sean Haefeli nous transporte dans un univers classique et tellement moderne à la fois.
« I wanna leave a trace » chantonne t-il dans son titre « Balance »,-et c’ est tout le mal qu’ on lui souhaite.
Basé à Chicago, c’ est à l’ occasion d’ un passage à Paris que nous avons rencontré Sean Haefeli avant une prestation au Café Universel. Il nous parle de sa musique, de ses influences, de ses débuts, et de ses projets…
Peux-tu nous raconter tes débuts dans la musique, ton parcours ? Comment en es tu venu à la musique ?
Chez nous, la musique à toujours été une affaire de famille. Mon père ( Carl Haefeli, ndlr) était musicien, il était trompettiste, notamment au sein de l’ Ebony Rhythm Funk Campaign et à joué aux côtés de personne comme Frank Sinatra. Ma mère était guitariste et chantait également. J’ai donc hérité mon attirance pour la musique et mon sens du rythme de mes parents. J’ai commencé le piano classique à l’âge de sept ans, ca fait donc très longtemps que j’en fais. Concernant le chant, j’ai réellement commencé à chanter à dix-sept ans, et je ne sais même plus qu’est ce qui ma poussé à cela. Je participais alors à quelques concours de chant. Puis, j’ai étudié pendant deux ans le piano classique à l’université mais je me suis rendu compte que ce n’était pas ce que j’avais réellement envie de faire, alors j’ai entrepris des études de Littérature et commencé l’écriture de poèmes.
Ensuite, j’ai commencé à jouer et chanter différent style de musique comme le R&B, la Soul, du Jazz , du Rock. J’ ai fait parti de nombreux projets et tentés plusieurs expériences (Il est aussi mannequin Ndlr ) mais ce que j’ ai toujours voulu faire était de faire du Jazz et jouer du piano, et je me suis donné les moyens de faire ce que j’ aimais vraiment. J’ai fait une rencontre décisive, celle de David Bloom pendant mes études de Jazz, qui m’a poussé vers les studios d’enregistrement. C’est à la suite de cela que j’ai alors enregistré mon premier album en 2002, Natural Hanger. J’avais le désir profond d’enregistrer mon propre album. J’ ai essayé de faire aboutir des choses différentes pour mon second album, sortit en 2006, de faire grandir mes projets dans un style différent. Il y a vraiment un fossé entre mon premier album et ma seconde réalisation, Sound Strategy , qui est un E.P de 4 titres mixant Jazz et musique électronique. On y ressent mes influences de la Cote Ouest, notamment de L.A. Pour cet album, j’ ai été fortement influencé par des personnes comme Mycka 9 des Freestyle Fellowship, et notamment de ses réalisations comme le Project Blowed qui est nuance Jazz et Hip Hop des années 90. Il fait des choses vraiment incroyables en musique que je n’ai jamais entendu auparavant !
Pourquoi juste un EP de quatre titres pour Sound Strategy et non un album entier ?
Ce ne sont pas les morceaux qui manquaient. J’ avais beaucoup de sons à enregistrer. Mais douze morceaux aurait été de la folie à enregistrer à ce moment. J’ ai juste mis 4 titres pour pouvoir passer du temps sur chacun d’ eux et soigner la production.
Mon prochain album fera probablement ressortir mes influences pour des personnages comme Nat King Cole. Je vais faire tout cela dans le même album, mêlant le style de Natural Hanger et Sound Strategy et incluant des choses nouvelles. C’ est pourquoi ce soir je veux faire un beau concert infusant tout cela.
Quels sont les thèmes que tu abordes dans ta musique ?
Je parle de choses « substantives », de choses réelles. Speaking Of Race parle du dialogue, de l’humanité, et reflète à quel point nous somme jeune en tant qu’être humain. De telles constatations reflètent la place de l’Homme,. Quelque fois certains morceaux peuvent paraîtres bizarre, mais en réalité il y a toujours un message derrière, une signification.
Notre morceau préféré est « Balance »… Dis nous en plus à propos de ce morceau et de sa signification ?
Balance est probablement un de mes morceaux préférés également. Prendre le bus, s’ éloigner de chez soi, parcourir la ville, sentir l’ environnement autour de moi, c’ est ce que je ressens. Il parle de ma position dans le monde dans lequel je vis. Quand j’écrivais Balance, j’ étais assis dans le bus et je regardais autour de moi, je ressentais des choses et c’est ce que j’ ai décrit. On devrait être plus ouvert à ce qui nous entoure, avoir l’ œil ouvert, et être prêt à chaque instant…Tout peut arriver, on ne peut pas rester fermer. J’ essaye de rester ouvert aux gens.
Il n’ y a pas beaucoup de jeunes chanteurs de Jazz. Le Jazz vocal est un choix plutôt risqué pour un jeune artiste, le public étant plutôt exigeant vis-à-vis des jeunes en comparaison des grands du Jazz qu’ on connu nos parents …Pourquoi le Jazz justement ?
En fait, je n’ y pense pas trop parce que je ne me considère pas comme juste un chanteur de Jazz. Mais je pense que les gens ne sont pas tellement ouverts vis-à-vis de cela. Les gens n’ accordent pas assez de temps à découvrir des choses nouvelles. Il leur est difficile de digérer des choses innovantes. Dans l’ industrie musicale, il est vraiment difficile de trouver sa place, c’ est tellement interchangeable. En France, la tendance semble être à la découverte de choses nouvelles, ils semblent plus curieux, je trouve ca vraiment bien. Mais au final, je préfère me considérer simplement comme un musicien .
Sur quoi travail tu actuellement ?
Je pense, je réfléchis , j’ écris. En fait j’ écris beaucoup de poème parce que ca m’ apaise. Mais je sais qu’à tout instant, je crée. Je dois juste être dans le vrai et à la bonne place.
Quels sont tes projets futurs alors ? Un album entier ?
Oui, un album entier infusant tout naturellement du Jazz mais également d’autres styles musicaux que j’affectionne. J’ai envie d’écrire des morceaux qui mixent l’ambiance de mes albums précédents, un lien clair entre les deux. Pas forcement le genre de morceaux qui sont diffusés sur les ondes. Je veux faire un album éclectique mais dont le style m’est propre. Oui c’est ca, éclectique mais avec ma marque de fabrique, mon propre style.
Une collaboration rêvée ?
Je n’ écoute pas nécessairement quelqu’ un et me dit ensuite « Ah tiens, j’ aime beaucoup ce que fait cet artiste, ca me plairait de travailler avec» . Mais il est vrai que si l’ occasion se présentait avec certains artistes que j’ affectionne, j’ en serai honoré. En fait, il y en a tellement qu’ il serait difficile de les citer.
Qui sont les artistes qui t’ ont réellement influencé, et qui t’ont conforté dans ton envie de faire ta musique ?
Beaucoup !Bobby Mc Ferrin, le grand John Coltrane et tant d’ autres…Mais surtout Bobby McFerrin oui !C’est un artiste tellement spirituel , plein de force…Il m’ a réellement influencé !
Connais-tu quelques artistes Français ?
Pas vraiment ! A si… Et grâce à toi d’ ailleurs : je connais Nneka ! C’ est comme cela que ca se prononce ? ( Il essaye ) Nneka ? Mais c’ est imprononçable !(Rire)
Si, tu y es !C’est bien ca, Nneka !Mais…Elle n’ est pas du tout française !(Rire)
Oh !Je pensais qu’ elle l’ était mais qu’ elle chantait en Anglais !En tout cas, elle est géniale, vraiment géniale !
Je pense que tu es attendu pour chanter ! Un dernier mot ?
Avant ma mort ? ( Rire )
Tout à fait !(Rire) Plus sérieusement, que peut- on te souhaiter pour la suite ?
Beaucoup de choses ! Etre capable de continuer à faire ma musique ! Rencontrer et toucher le plus de gens grâce au pouvoir de la musique !....Oui, vraiment continuer à faire de la musique le plus longtemps possible !
Propos recueillis par Cathy N & Enyah.
Prochain Concert :
Mercredi 23/7à 20:30
Sean Haefeli Trio
Sean Haefeli (piano & chant)
Florent Richard (contrebasse)
Laurent Sériès (batterie)
ADRESSE
Café Universel267 rue Saint Jacques
75005 Paris
Tél. : 01 43 25 74 20
www.myspace.com/cafeuniversel
Posted by Publié par
Soulmate
à
14:27
Categories:
Libellés :
Interview
1 commentaires
Il est français,chante-parfois- en anglais, il est charmant et surtout un tantinet décalé. Vous l’aurez reconnu, on parle bien entendu de Spleen. Si vous ne le connaissez pas encore, filer vous rattraper en découvrant ses compositions.Après She Was a Girl sortit en 2005, son second album, Comme un enfant, très attendu, sortira le 25 août prochain.
En attendant, focus sur cette jeune révélation parisienne que l’on a pour la plupart d' entre nous (re)découvert sur Myspace .
Un Ovni dans le paysage musical français
Quand j’ai tapé Spleen sur un moteur de recherche pour mieux cerner le personnage,j’ai eu droit à des synonymes : Morbide, mélancolie, ennui profond. Certes. Bon normal,Pascal de son vrai nom à choisi son nom de scène en clin d' œil à Baudelaire. Il n’est pas pour autant question de dépression dans sa musique, rassurons nous.
Spleen mêle avec ingéniosité Folk, Hip Hop, Afrobeat et un brun d’électro oscillant entre poésie et spokenword tout en flirtant avec le rap, son premier amour.Avec ça, n’allez surtout pas dire qu'il ressemble à quelqu' un d’autre ! Avec un brin de folie, des paroles frivoles mais réfléchies, et une attitude théâtrale,mettons nous d'accord, spleen est unique.
Originaire du Cameroun,grandit en France, on ne peut pas dire que ses inspirations manquent de couleurs. Entre sonorités Africaines, culture française Rock, scène Soul et artistes folks, ses aspirations musicales n’ont pas de limites et transcendent les genres.
Les artistes qui l’ont influencé et dont il s’est inspiré? En majeure partie Prince et James Brown pour le côté Funk exubérant, The Roots pour la teinte Hip Hop etBlack Music, Keziah Jones pour la formule folk/acoustique et Tom Waits pour l’électro/Rock expérimentale.Bref, que du beau monde.
She Was a Girl : La révelation
Comme venu d’une autre époque, Spleen se distingue et apporte une brise nouvelle à la scène musicale française. Ce qui fait sa différence ? Cette liberté de détournement des genres, et le brassage musical osé qu’il fait dans sa musique.La recette est simple : Des mots, des beats, des instrus soignés et efficaces pour un résultat esthétique.
Loin de débarquer, Spleen n’en est pas à ses débuts dans la musique. Son éclectisme lui a donné l’occasion de participer à de nombreux projets musicaux en France.Il a débuté en terminant grand lauréat de la troisième édition du concours CQFD organisé par les Inrockuptibles suite auquel, il a mis en route la composition de son premier album.
She Was a Girl sort donc en 2005, et on y découvre un personnage déjanté s’accompagnant tour à tour de sa guitare, ou de sa seule voix en guise d’instrument, semant un joyeux foutoir. Le concept ? Du Rap- parlé. Ne cherchez pas à comprendre. Savourez.
De Black & White Skins à Magic Mushroom, de nombreux projets
Poète,auteur, compositeur,interprète et parfois même comédien, - il a joué dans une pièce d’ Irina Brook quand il avait 18 ans et a incarné Basquiat au théâtre– ilne se laisse pas chômer. Il fonde en 2005 le collectif Black & White Skins,qui regroupe de nombreux artistes aux influences plurielles, unité de production et grande famille avant tout. S’enchaîne alors pour lui de nombreuses formations, tel que Heez Bus, groupe au sein du quel il rappe, Zero Watt,Section urbaine ou encore Magic Mushroom, formation Pop Rock tant loufoque que professionnelle. Le premier volume de l’unité Black & white Skins sort également la même année, compile dans laquelle on retrouve entre autre le duo New Yorkais Coco Rosie, Hugh Coltman ou encore Zahra Hindi.
Et Maintenant ?
Comme un enfant, sera dans les bacs à la fin de l’été et on peut d’or et déjà écouter des extraits de l’album sur la page Myspace de Spleen. On y découvre Tu l’aimeras, qui donne lieu à un clip vidéo des plus original, Helena ou encore le saisissant Amour. L’album s’annonce donc frais, chargé en mélodies tantôt estivales, tantôt mélancoliques, toujours vagabondes. Textures électro, spokenword et Hip Hop seront donc à l’honneur,le tout dans une structure non conforme où amour et sentiments occupent une place privilégiée.
Entretemps, on a pu voir l’artiste se produire sur scène puisque on a eu l’occasion d’ apprécier les performances de Spleen à la flèche d’Or, se produisant avec d’autres artistes invités.
On l’a ainsi retrouvé aux côtés de Keziah Jones, Yael Naim, Gael et Rosie de CocoRosie et ses autres amis du collectif Black & Whites Skins, pour une série de concerts riches et exceptionnels. Le Spleen s’est avéré être une boule débordante d’énergie et un véritable showman qui n’hésite pas à mouiller sa chemise.
Vivement l’album...
Posted by Publié par
Soulmate
à
03:25
Categories:
Libellés :
Focus
0
commentaires
samedi 21 juin 2008
SEAN HAEFELI
Je désespérais depuis un moment de ne trouver de remplaçants aux grands du Jazz qu’ont connus nos parents tels que Count Basie, Coltrane, GSH. Mais bien heureusement cette année a été marquée par de bonnes surprises, voir d’excellentes - des artistes qui touchent et qui, à leurs écoutes, me garantissent un sourire hébété de satisfaction.
Sean Haefeli, c’est mon coup de cœur. Un timbre, une classe, un phrasé distingué, voila qui a tout pour me plaire.
Sean incarne le Jazz et y incorpore des mouvances urbaines et contemporaines, notamment le Hip Hop définitivement présente dans sa musique. Du jazz vocal ou se mêle avec un lyrisme touchant et réfléchi, pianos, violons, saxophones, Bass, textures électro et instruments en tout genre.
Une musique dans la tradition du jazz et tellement moderne à la fois. J’ai pas mal parlé de José James comme découverte de Jazz et je suis convaincue que Sean Haefeli à de l’avenir, même si ce n’est peut être pas pour l’immédiat. Il m’a accordé une interview, mais en attendant, je vous propose de le découvrir un peu.
Politique, Société, Economie et culture sont abordés aux abords d’une musique sincère et agréable. Adepte du Bouddhisme, c’est peut être cette pratique qui lui confère cette attitude posé et réfléchie si débordante de sérénité.
L’ambiance est jazzy, le ton est feutrée et riche en instruments. J'aime.
Balance demeure à mon gout le meilleur moment de l’album, à la réunion du Jazz et du Hip Hop, la cohésion est évidente et du meilleur effett.
Atmosphere
" Meditate without the breeze and still I’m floating on air
Breathe in the atmosphere of a rarefied groove
The blue mood uses serious sound frequencies
Pitched with the ontology of your enlightenment
Know what it meant to be a slave, know what it means to be free
Know what it means to take life seriouslyBuddha mind walks the breeze Time breathes like air Perceptions cut the atmosphere into a 3-headed groove Hips move to the physical sound frequencies Pitched with the ontology of your enlightenment Taught the fear of a slave, felt the passion to be free In her words, you could never take life too seriously "
+ Concerts :
10 Juillet, 2008Cafe Universel
Paris, France
23 Juillet, 2008
Cafe Universel
Paris, France
18 Juillet, 2008
Swan Bar
Paris, France
Posted by Publié par
Soulmate
à
11:59
Categories:
Libellés :
Focus
1 commentaires
dimanche 1 juin 2008
Si mes premières impressions étaient mitigées au début, après plusieurs écoute, je peux assurer que ce second album est tout autant -voir meilleur que le précédent, déja excellent. Tous les titres présents sont bons à écouter, pleins de sens et travaillés. Avec Autant de diversité que de morceaux, No Longer At Ease est un bouillon de cultures, de genres, de pensées...Et c 'est peut etre ça la recette !
Death : Nneka ne mâche pas ses mots et le fait savoir dès le début. Le titre de ce premier extrait est fort, frappant et évocateur. Dans les contrées du Trip Hop, Nneka parle de « sa propre mort » dans le sens spirituel du terme. Elle y décrit en effet un temps de latence pendant laquelle elle se met entre parenthèse, se prive de certaines choses qu’elle juge inutiles et superflues et se gave de connaissances, nécessaires à une certaine mise en condition qu'elle s’impose pour composer.
Heartbeat : Tourné vers l’Afrique, comme la plupart des morceaux qu’a composés Nneka dans cet album, Heartbeat, premier single de No Longer At Ease est une merveille à l’état brut. Rythmes saccadés associés aux battements du cœur, Heartbeat est un mélange de sonorités Hip Hop, Reggae et électro dans lequel Nneka dévoile que son cœur bat inlassablement pour la terre d’Afrique, berceau de ses ancêtres et du monde.
Mind Vs Heart: Pas besoin d’épiloguer longuement pour décrire la musique et les messages à profusion qui découlent de cet album. La vie est faite d’oppositions, de choix dépourvus de sens, et il est souvent difficile de trancher entre ce que nous dicte notre cœur, la bienséance et les nombreux codes que nous impose la société. Le choix est souvent dur à prendre et c’est ce que nous explicite Nneka dans ce très bon morceau uptempo qui jongle entre l’art du Spoken et la Soul, et une fois de plus les percussions électro.
Suffri : La souffrance est le quotidien de nombreux pays d’Afrique noyés par la pauvreté, la corruption, l’inefficacité des politiciens et c'est humblement que Nneka rend hommage à ces gens qui souffrent en tentant de décrire leurs ressentiments à travers Suffri, dans un ton très Trip Hop et dans un anglais dérivé comme celui pratiqué dans les pays anglophones d’Afrique de l’Ouest où elle a grandi. Le résultat est authentique et la mélodie entraînante détonne comme un véritable coup de poing.
Come With Me : Très simplement et harmonieusement se mêlent guitare folk et percussions africaines sur ce morceau acoustique. La mélodie vient y appuyer et mettre en valeur les mots justes de Nneka, dans un morceau où elle rend hommage à son père et décrit l’importance de savoir d' où on vient pour savoir ou se diriger.
Gypsy: Avec cette mélodie désordonnée et sombre, accompagné de sonorités électro sur un phrasé profondément Hip Hop, Nneka étonne d’innovation. « Free Your Mind », proclame t- elle comme le proclamait Bob Marley dans Redemption Song il y a plusieurs années, Gypsy est un titre engagé dans lequel Nneka dénonce la pensée de masse et clame l’autoréflexion. Elle s’y décrit, comme une femme du voyage, instable, toujours en route, en quête de quelques choses de mieux comme le reste de ses compatriotes ;situation qui entache la possibilité de construire car le fait d’ être toujours en mouvement empêche de se stabiliser et de se bâtir un avenir, en analogie avec les politiciens Africains.
Halfcast: Ce morceau est un remix de Warrior présent sur son premier album, Victim Of Thruth.
On réservait jusqu’ alors le Hip Hop aux hommes tandis que Nneka saute le pas et détonne de dextérité. Même les plus réfractaires aux Hip Hop n’en pourront être que séduits. Excellentissime.
Something To Say : Le reggae roots est au menu sur ce morceau. La mélodie répétitive se laisse écouter mais n’est pas autant entrainante que le reste des morceaux de l’album. Il n’en reste pas moins à la hauteur du reste de l’album.
Street Lack Love : On détient ici un potentiel single. Excellent, troublant, entrainant, il est tentant d’utiliser les superlatifs pour décrire Street Lack Love. Nneka a de l’avenir et elle le prouve définitivement ne serait ce qu’a travers ce morceau aux accents Afrobeats, et Hip Hop une fois de plus, le Hip Hop étant très présent sur cet opus. La corruption, la pauvreté, les conditions difficiles de vie, autant de maux persistants dans ce monde où il n’y a ni amour ni cœur comme elle ne le dit si bien et contre lesquelles elle se doit de nous interpeller. Définitivement notre coup de cœur, à écouter, réécouter et méditer…
Niger Delta : Nneka s’essaye aux percussions africaines dans Niger Delta dans lequel elle appelle à la solidarité entre peuples dans la lignée de Suffri.
From Africa : Le Makossa, danse et chant de l’Afrique de l’Ouest, notamment du Nigeria dont elle est originaire est à l’honneur dans ce morceau joyeux qui invite au voyage. On apprécie l’éclectisme et la fraicheur des pays d’Afrique présents sur ce qu’on ne saurait qualifié qu’ autrement qu’ambiancé.
Running Away : C’est un morceau fort, puissant en connotations, dans lequel la chanteuse aborde au détour d’un refrain celui qui se devait la protéger et qui l’a abandonné. Sans doute parle t- elle de son pays natal le Nigéria qu'elle a du quitter brusquement à vingt ans et dont elle tait les raisons. Le mystère demeure donc autour de ce morceau quant à sa portée même s’il au final on s’en lasse rapidement.
Focus : La jeune femme peut paraitre agressive dans ses lyrics, mais comme elle le dit si bien elle même, c’est une manière de faire bouger les choses. Focus est une bombe pleine de sens qui puise sa force dans les influences Rock de Nneka et la portée puissante du Hip Hop. « Stay Focus », tel est le mot d’ordre. Nneka y explique qu’il est important de se fixer des priorités et des objectifs dans la vie; éléments essentiels pour s’accomplir et s’épanouir en tant qu’individu.
Elle nous prouve une fois de plus avec un débit impressionnant qu’il est difficile de la cantonner à un seul genre tant ses influences sont plurielles.
Kangpe: Ballade Folk, ambiante, on apprécie ce morceau aux ondulations électroniques et aux vocalises impressionnantes presque suffocantes en fin de morceau.
Deadly Connection: Une fois de plus, Nneka explore avec délicatesse et dureté les vibrations de l’électro dans un ton africain. Agréable moment de l’album et prouesse instrumental.
No Longer At Ease, tracklist 1.Come
2.Deadly
3.combination
4.Death
5.Focus
6.From Africa 2 U
7.Gypsy
8.Halfcast
9.Heartbeat
10.Kangpe
12.Mind vs heart
13.Niger Delta
14.Running away
15.Something to say
16.Streets lack love
17.Suffri 18.Walking
Posted by Publié par
Soulmate
à
14:19
Categories:
Libellés :
Chronique
7
commentaires
Je vous l' accorde, cela fait un moment que je n' ai rien ajouté...Mais je vais essayer de vous parler de mes coups de coeur plus souvent !
Une fois de plus, pour la sortie de The Dreamer, je vais vous parler de José James..- On n' en parle jamais assez !
A défaut de réecrire dessus, voici ma chronique pour un webzine :
En le signant sur son label, Gilles Peterson nous prouve une fois de plus qu’il à du flair. Les amateurs de jazz sauront apprécier ce premier album, après avoir découvert le single The Dreamer sur le second volume de la compile Broonswoods Bubbler. Mais il n’est pas question de cantonner José James à un seul style, car s’il puise son essence dans le Jazz, il en transcende les barrières avec une facilité déconcertante. A l'heure ou la diversité des genres est à son apogée, José James combine avec subtilité le phrasé Hip Hop, les racines de la Soul et du Jazz, le spleen du Blues & le Drums and Bass.
Méticuleusement enregistré à New York, The Dreamer à été réalisé avec la participation du non moins renommé pianiste Junior Mance, rencontré lors d’une formation de Jazz contemporain qui s’invite le temps de Spirits Up Above. On y trouve également Basement Jaxx et Flying Lotus. Le ton est donné dès le départ avec Love, véritable hymne à l’amour, qui ouvre remarquablement bien l’album par un solo de guitare du meilleur effet. The Dreamer, en référence à la lutte menée par Martin Luther King rend hommage à ses inspirations culturelles et spirituelles. Un morceau excessivement calme, une trompette qui souffle au fond, un piano omniprésent, et la voix suave de José James posée avec douceur. 7 minutes de bonheur dont même les plus réticents aux Jazz sauront se délecter. Sublime. Le rythmé Park Bench People, reprise du quatuor Freestyle Fellowship nuance flow Hip Hop et ambiance jazzy des 90's que José James façonne à sa manière, humblement accompagné d’un piano. Lent et calme à ses débuts, il fini par déborder de force et de passion. L’excellent Blackeyedsusan couple divinement clavier et percussions accompagnant les vocalises soufflées et sensuelles du jazzman. L’album comprend entre autre Winterwind, ballade romantique, mélodie progressive et entraînante, qui, accoudé au bord d’une fenêtre, nous laisserait perdus entre mélancolie et douces rêveries. Un titre dont la simplicité signe le charme. On se laisse tout autant bercer par les cinq autres titres de l’album, le mélancolique Nola, Velvet, Red ou encore Desire.
En phase de s’inscrire dans la continuité des plus grands crooners du jazz, José James revisite avec charisme et de son extraordinaire voix timbrée, le Jazz et le Hip Hop, déposant déjà sa propre signature. Destiné aux amateurs de la poésie de Gil Scott Heron, de la sensibilité de Coltrane et du lyrisme de Terry Callier, The Dreamer est un sans fautes d’ où se dégage force et spiritualité. Avec un album concis et sensuel à souhait, José James nous rassure : Le Jazz est vivant - et plus savoureux que jamais.
Posted by Publié par
Soulmate
à
13:56
Categories:
Libellés :
Chronique
0
commentaires
samedi 26 janvier 2008
Avec plusieurs cordes à son arc, Gil Scott Heron , fils d'un footballeur Jamaïcain et d'une bibliothécaire, demeure l'un des pilliers des artistes issus de la communauté Noire Américaine. Né a Chicago , élévé dans le Bronx, grandi à Manhattan, il a été confronté à la réalité du quotidien de la minorité afro - américaine ,des problèmes qui lui sont liés mais aussi des échanges culturels dont il a pu s'enrichir.
Auteur prodige, il achève à 14 ans son premier reccueil de poème alors fortement influencé par le poète Langston Hugues, précurseur du mouvement Harlem Renaissance . A 20 seulement, lors d'une année sabbatique, il écrit un premier roman, " Le Vautour". Polar urbain, il s'agit d'une intrigue noire autour de l'assassinat d'un jeune dealer noir dans les ghettos New Yorkais, sur fond de Coltrane, Curtis Mayfield et Duke Elligton.
A l'issu de sa rencontre avec le pianiste Brian Jackson qui l'accompagnera sur ces nombreux albums, Gil Scott Heron, publie un premier album de poésie transcendante "Small Talk at 125 th & Leenox "sous-titré A New Black Poet en 1970 dans lequel il lit des extraits de ses poèmes et du Vautour. Le Spoken Word est donc à l'honneur, rythmé de percussions et congas renforcant la poigne et vindicte de ses paroles, de la force des mots qui sont ses armes les plus redoutables. Il révèle des titres comme le non moins connu The Revolution Will Not Be Televised, qui sonne aujourd'hui comme un Hymne de la musique Afro : Membre des Blacks Panthers, le poète n'a de cesse de dénoncer la spère médiatique blanche qui décrit les problèmes de drogues, d'alcools et violence, plus globalement du malaise qui sévit dans la population noire américaine des années 70 et du clivage Nord Sud, Richesse/Pauvreté , comme abordé dans Whitey on The Moon . Défenseur de la cause des noires, il n'a de cesse de nous rapeller qu'il est un homme de rue comme le témoigne "New York City"ou encore "Winter in America ".
Avec Brian Jackson , il signe des titres emblématiques, tels que Lady Day & John Coltrane, qui rendent hommage à ses inspirations culturelles.
"Free Will" et "Pieces Of Man", sortis en 1972 , produit par Bob Thiele, producteur de John Coltrane, le consacre définitivement comme l'une des voix les plus emblématiques de sa génération. L'année suivante, sort "Winter in America ", véritable chef d'oeuvre dont sont issus les merveilleux Your Daddy Love You ou encore The Bottle, qui a fait un malheur sur les pistes de danse.
Il expose clairement ses engagements politiques dans "From South Africa to South Carolina", album élaboré autour de l'hymne anti- apertheid "Johannesbourg "en 1975 avec le label Arista. Après avoir cessé de collaborer avec B. Jackson, il sort en 1994 "Spirits "avec son propre label.
A l'origine du Hip Hop, précurseur du Rap et annonceur du Slam, surprenant, controversant, innovant ,un poil provocateur et insolant, il est tentant d'utiliser les superlatifs lorsque l'on parle du brillant Gil Scott Heron. Avec une vingtaine d'album à son actif, il est incontestable que le romancier/poète est considéré comme une influence majeure pour des artistes de tous les genres musicaux, du Spoken au Jazz en passant par la Soul...Souvent immité mais jamais égalé, Gil Scott Heron est ancré dans le paysage musicale de ces 30 dernières années. Une carrière surement non achevée, un retour progressif peu concluant, s'il est possible que les meilleures pépites de Gil Scott soient derrière lui, il se peut qu'il ait encore quelques surprises à nous réserver, ne serait ce que sur scène ...

+ DISCOGRAPHIE
1970/ Small Talk at 125 th & Lenox (flying Dutchman)
1971/ Pieces of a Man (Flying Dutchman)
1972/ Free Will (Flying Dutchman)
1974/ Winter in America (Strata East)
1974/ The Revolution will not be televised (Flying Dutchman)
1975/ The First Minute of a new day (Arista)
1975/ From south africa to south carolina (Arista)
1976/ It’s your world (Arista)
1977/ Bridges (Arista)
1978/ Secrets (Arista)
1979/ The mind of Gil scott Heron (Arista)
1980/ 1980 (Arista)
1980/ Real Eyes (Arista)
1981/ Reflections (Arista)
1982/ Moving Targets (Arista)
1990/ Tales of Gil scott Heron and his amnesia express (peak top)
1990/ The glory of Gil scott Heron (Arista)
1994/ Spirits (tvt records)
Posted by Publié par
Soulmate
à
15:56
Categories:
Libellés :
Focus
5
commentaires
vendredi 21 décembre 2007
Blackeyedsusan José James

J'ai déja mentionné José James. Revelé notamment grace à The Dreamer, morçeau présent dans le second volume de la production de Gilles Peterson Brownswood Bubblers Two, c'est un artiste remarquable au timbre juste suave, posé à souhait. José James sort son premier album Blackeyedsusan...Délicieux.
C'est décidement ma découverte de l'année !
Je vous laisse confirmer par vous même.
Tracklisting
1. The Dreamer2. Velvet
3. blackeyedsusuan
4. Park Bench People
5. Spirits Up Above
6. Nola
7. Red
8. Winter Wind
9. Desire
10. Love
Ecouter
Myspace
Posted by Publié par
Soulmate
à
15:43
Categories:
Libellés :
Focus
5
commentaires
mercredi 19 décembre 2007
Ursula Rucker One Love : The Best of Ursula Rucker
Ursula Rucker fait partie de cette génération montante d'artiste du Spoken Word, domaine dans lequel elle excelle , monde où les mélodies viennent appuyer les mots et non l'inverse, art de la mise en valeur de la puissance des textes, des mots parlés ou même soufflés... A l'heure ou la diversité des genres est à son apogée, Ursula Rucker puise sa force dans le Hip Hop, l'électro-jazz, les racines de la Soul et du rap et pose son flow style Trip Hop sur des beats enjoueurs. Sensuelle et troublante, c'est avec sa sensibilité féminine qu'elle aborde avec subtilité et franchise divers sujets tels que l'amour, la maternité, l'esclavage, la condition des femmes, des noirs , la politique, le sexisme... autant de maux qui font partis de la réalité et sur lesquels les mots posés par l'art du Spoken font effet.
Posted by Publié par
Soulmate
à
06:51
Categories:
Libellés :
Chronique
6
commentaires
NATALIE GARDINER California (2007)
Posted by Publié par
Soulmate
à
05:09
Categories:
0
commentaires
Comme un gôut d'amertume dans ce post, j'avais envie de revenir sur ce morçeau, indissociable de Billie Holiday et qui a tant de fois été repris par de nombreux artistes.
Un poème plus qu'autre chose , Strange Fruit est un hommage aux esclaves, qui en attente d'être lynchés étaient suspendus aux arbres et ressemblaient de loin à d' étranges fruits noirs dont la sève rougeâtre coulait jusqu'a atteindre les racines pour finalement donner une amère récolte.
Nina Simone - Strange Fruit
Parmi les autres interprètes célèbres de « Strange Fruit », on peut citer Josh White, Carmen McRae, Eartha Kitt, Cassandra Wilson, Nina Simone, Tori Amos, Pete Seeger, Diana Ross,India Arie, Robert Wyatt et Sting ; en outre, Tricky en a réalisé un remix et Lester Bowie une version instrumentale avec son groupe Brass Fantasy.
Une chanson emblématique, issé au rang d'hymne du peuple noir, longtemps opprimé, qui n'est pas sans nous rapeller, qu'il n'y a pas si longtemps, l'intolérance, la bêtise, la soif de pouvoir et la barbarie gouvernaient une partie du monde...Cultissime.
Strange Fruit
" Southern trees bear strange fruit,
Blood on the leaves and blood at the root,
Black bodies swinging in the southern breeze,
Strange fruit hanging from the poplar trees.
Pastoral scene of the gallant south,
The bulging eyes and the twisted mouth,
Scent of magnolias, sweet and fresh,
Then the sudden smell of burning flesh.
Here is the fruit for the crows to pluck,
For the rain to gather, for the wind to suck,
For the sun to rot, for the trees to drop,
Here is a strange and bitter crop.
"
[ A écouter ] : India Arie , Strange Fuit (Vidéo)
[A Lire ] : Strange Fruit ,Plays on Lynching by American Women par Kathy.A. Perkins
Posted by Publié par
Soulmate
à
06:38
Categories:
Libellés :
Chronique
1 commentaires








